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90% des vêtements de sport sont en polyester. Voici comment ils impactent les hormones

Leggings, brassières, t-shirts techniques : la majorité de nos tenues de sport sont synthétiques. Faut-il s'inquiéter des perturbateurs endocriniens qu'elles peuvent contenir ? Ce que dit vraiment la science.

90% des vêtements de sport sont en polyester. Voici comment ils impactent les hormones

Les vêtements de sport sont-ils en train de devenir un nouveau sujet de santé féminine ? Depuis quelques mois, de plus en plus de créatrices remplacent leurs leggings et brassières en polyester par des alternatives en matières naturelles. Leur objectif : réduire leur exposition quotidienne aux perturbateurs endocriniens. Mais qu'en est-il vraiment ?

Une tendance qui prend de l'ampleur sur les réseaux

Sur TikTok et Instagram, le mouvement est bien visible. Longtemps, la réflexion sur les perturbateurs endocriniens se limitait à l'alimentation ou aux cosmétiques. Elle s'étend désormais aux vêtements de sport.

Pourquoi les vêtements de sport en polyester posent question

Plus de 90 % des vêtements de sport sont fabriqués à partir de fibres synthétiques comme le polyester, le nylon ou l'élasthanne.

La différence avec un t-shirt classique ? Un legging ou une brassière se portent très près de la peau, parfois pendant plusieurs heures, dans un contexte de chaleur, de transpiration et de frottements. C'est précisément cette combinaison qui intéresse aujourd'hui les chercheurs lorsqu'ils étudient l'exposition cutanée à certaines substances présentes dans les textiles.

Que trouve-t-on dans certains vêtements de sport ?

Certaines analyses ont détecté, dans des leggings, des brassières et des t-shirts techniques, des substances comme le BPA, ainsi que d'autres composés connus pour leurs propriétés de perturbateurs endocriniens.

Ces molécules peuvent aussi être utilisées lors de la fabrication ou des traitements appliqués aux textiles : élasticité, résistance, colorants, etc.

Perturbateurs endocriniens et hormones : que dit réellement la science ?

Il faut être clair : aucune étude n'a montré que porter un legging en polyester dérègle directement les hormones des femmes.

En revanche, une étude de l'Université de Birmingham suggère que la chaleur, la transpiration et les lipides présents à la surface de la peau pourraient favoriser la libération et l'absorption cutanée de certaines substances issues des textiles synthétiques. Autrement dit, les conditions d'une séance de sport sont exactement celles qui intéressent les chercheurs.

Le vrai défi : des tenues belles, techniques et moins synthétiques

Les ensembles près du corps dominent aujourd'hui les tendances sportswear. Mais pour offrir compression, élasticité, maintien et séchage rapide, ils sont le plus souvent fabriqués à partir de polyester et d'élasthanne.

C'est pourquoi de nombreuses créatrices partagent désormais leurs recherches de marques qui proposent des alternatives en matières naturelles, sans renoncer au style. Celles qui reviennent le plus souvent :

  • Mate the Label

  • Indigo Luna

  • Layere

  • Pact

En résumé

Les vêtements de sport en polyester ne sont pas des ennemis déclarés de nos hormones. Mais entre la chaleur, la transpiration et le contact prolongé avec la peau, la question de l'exposition aux perturbateurs endocriniens mérite d'être posée. Et si l'on a envie de limiter le synthétique, les alternatives existent.

Sources : CEH (2022) ; Université de Birmingham ; Science Focus.

Publié le par Le Filtre

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