Health
80% des enfants choisissent les légumes plutôt que les bonbons quand ils sont présentés comme des super-héros
Et si les légumes avaient simplement besoin d'un meilleur storytelling ? Une étude montre que présenter carottes et brocolis comme des héros change tout pour les enfants.
Et si les légumes avaient simplement besoin d'un meilleur storytelling ? Pour faire manger des légumes aux enfants, des chercheurs ont tenté une approche originale : ne plus parler de vitamines, mais de super-pouvoirs. Résultat : 80 % des enfants choisissent les légumes plutôt que les bonbons quand ils sont présentés comme des super-héros.
Une étude qui a changé la façon de parler des légumes
Le temps d'une étude, des chercheurs ont décidé de changer de discours. Au lieu de dire que les légumes étaient « bons pour la santé » ou « riches en vitamines », ils les ont transformés en héros d'une histoire.
Chaque légume possédait des pouvoirs extraordinaires et une mission à accomplir. Et les enfants étaient beaucoup plus susceptibles de les choisir.
Carottes à rayons X et brocoli super costaud
Concrètement, voici comment les légumes ont été rebaptisés :
🥕 les carottes deviennent les carottes à rayons X ;
🥦 le brocoli devient le brocoli super costaud, un petit arbre qui donne une force de super-héros ;
🫛 les haricots verts deviennent les haricots qui donnent des fous rires.
Avouez que c'est plus vendeur que « mange tes haricots, c'est plein de vitamines ».
Pourquoi les super-héros font manger des légumes aux enfants
Chez les jeunes enfants, les émotions, les histoires, le jeu et l'imaginaire influencent souvent davantage les décisions que les explications rationnelles.
Autrement dit, une aventure marque parfois plus les esprits qu'un discours sur les micronutriments. Le brocoli n'a pas changé de goût. Il a simplement changé de rôle.
Ce qu'il faut retenir
Pour donner envie aux enfants de manger des légumes, l'imaginaire peut parfois être plus convaincant que les arguments nutritionnels. Une preuve de plus que, chez les plus jeunes, la façon de raconter compte autant que ce qu'il y a dans l'assiette. À vos histoires !
Sources : Wansink, Just & Payne (2012), étude du Cornell Food and Brand Lab sur l'effet du framing narratif sur les préférences alimentaires des enfants.
Publié le par Le Filtre