Manager, psy, fan… : les 6 rôles dans le couple

Vous pensez n’avoir qu’un métier… Pourtant, dans le couple hétéro, les femmes cumulent plusieurs casquettes invisibles : manager, psy, assistante… Ces rôles cachent des attentes, des responsabilités et des dynamiques implicites. Et vous, quelle casquette portez-vous ? Que dit-elle de vous… et de votre partenaire ? Le Manager Anna, 30 ans* « Je suis clairement la cheffe de projet de mon couple — et franchement, c’est épuisant. Je gère tout : l’organisation quotidienne de la maison (je donne des “missions” à mon fiancé, puis je dois lui rappeler de les faire), mais aussi la santé de notre relation. Depuis qu’on prépare notre mariage, c’est devenu flagrant : pourquoi a-t-il deux tâches à son actif quand j’en ai dix fois plus ? Et pourquoi faut-il que je l’accompagne pas à pas même sur les rares responsabilités qu’il prend en main ? Je suis aussi manager dans mon boulot, donc le soir, je m’effondre et j’ai juste besoin de ne rien faire. Mais ça ne peut pas durer : si je retire cette casquette, tout s’arrête. L’appart devient un champ de bataille, le mariage reste à l’état de projet et on finit par ne plus passer de temps ensemble. C’est beaucoup. » Si ça vous parle : Vous avez l’impression d’être le moteur logistique du couple. Vous déléguez, vous anticipez, vous relancez. Même quand votre partenaire participe, c’est souvent parce que vous avez cadré le sujet en amont. Difficile de lâcher prise : quand c’est mal fait ou pas fait du tout, la charge mentale revient en boomerang. Résultat : vous êtes à la fois indispensable et éreintée. Ce que ça raconte : Selon la thérapeute Singh, c’est un schéma fréquent : une personne « sur-fonctionne », souvent parce qu’elle a appris à l’être dès l’enfance. Capable, organisée, indispensable — mais parfois à bout. “C’est un déséquilibre qui crée de la frustration des deux côtés. Le manager en a marre de tout gérer. Et le partenaire a l’impression d’être infantilisé.” Ce qui peut coincer (et comment l’éviter) : “Le risque, c’est que l’un devienne CEO du foyer, l’autre simple exécutant”, explique Michaela Thomas, psychologue clinicienne. Mais le coût mental reste entier pour celle ou celui qui pense à tout.La solution ? Fonctionner comme deux cofondateurs : chacun prend des décisions, chacun pilote des sujets. Un exemple ? “L’un gère tous les rendez-vous médicaux, l’autre les rendez-vous dentaires. Et on ne s’en mêle pas.” Trois questions à se poser : Le PA (Personal Assistant) Katie, 31 ans “Mon mari bosse 70 heures par semaine, contre 40 pour moi. Il assume la grande majorité des finances, alors je vois la logistique du quotidien comme ma manière de contribuer. Je m’assure qu’on ait du lait, de l’essence, des habits propres. Je cuisine tous les soirs, je gère les cadeaux pour nos familles, notre agenda social… et parfois même ses amitiés et sa famille à lui. Je suis naturellement organisée, donc souvent ça me va. Mais il y a des moments où j’aimerais juste qu’on prenne soin de moi aussi. Il m’aime, je le sais. Mais il ne le montre pas à travers des gestes concrets. Parfois, je culpabilise de ce schéma “traditionnel” dans notre couple. J’ai l’impression d’aller à l’encontre de mes convictions, même si je ne crois pas en un partage artificiel 50/50. » Si ça vous parle : Vous êtes celle ou celui qui pense à tout. Les anniversaires, les réservations, les check-ins. Pas forcément parce qu’on vous l’a demandé, mais parce que c’est devenu naturel. Ça vous ressemble — mais parfois, vous vous demandez si on voit vraiment tout ce que vous portez. Et si on vous rend la pareille. Ce que ça raconte : Selon la psychologue Harrison, ce rôle peut venir d’un besoin de contrôle — pour se sentir utile, rassuré·e ou indispensable.Parfois, c’est aussi une façon inconsciente d’équilibrer la relation quand l’autre gagne plus ou travaille plus.Mais à force, ce rôle d’assistant·e peut devenir frustrant, surtout si l’effort n’est ni reconnu ni équilibré. Ce qui peut coincer (et comment l’éviter) : “Quand ça fonctionne, c’est parce que l’autre montre de la gratitude. Mais souvent, ça glisse vers une routine invisible », explique la thérapeute Fox Weber.Elle parle de “contrats bricolés” dans le couple, qu’on accepte sans date de fin. Résultat : un jour, on réalise que l’équilibre ne nous convient plus. Ne plus rien faire du tout ? Mauvaise idée. Le changement est plus efficace quand il passe par une conversation ouverte. Trois questions à se poser : Le Fan Yaz, 27 ans “Dans notre couple, c’est elle la star, moi je suis le public. Elle est drôle, extravertie, toujours au centre. Et moi, ça me va — j’adore la regarder briller. Tous mes amis et ma famille l’adorent aussi. Je ne ressens pas de jalousie. Sauf certains soirs où elle pousse un peu trop loin, et que je me retrouve à devoir la convaincre d’aller se coucher après trop de bières. Je suis souvent la personne ‘raisonnable’, celle qui assure les arrières. Parfois c’est fatigant, mais ça fait partie de notre équilibre. Elle est brillante. Et j’aime être celui qui applaudit.” Si ça vous parle : Vous êtes dans l’ombre, mais par choix. En soirée, votre partenaire mène la danse, vous restez en retrait. C’est peut-être aussi vrai pour vos carrières ou vos cercles d’amis. Vous l’admirez, vous la soutenez, parfois même vous l’organisez en coulisses. Et si vous êtes honnête, il vous arrive de vous demander : est-ce que moi aussi, j’ai droit à la lumière ? Ce que ça raconte : Selon la thérapeute Harrison, ce rôle est parfois un miroir : on admire l’autre pour sa confiance, tout en espérant secrètement en attraper un peu. “Parfois, on choisit ce rôle parce qu’il nous est familier. Peut-être qu’on a grandi dans un environnement où quelqu’un prenait toute la place.” Et c’est souvent un contrat tacite : je te laisse briller, tu me donnes une place à tes côtés. Ce qui peut coincer (et comment l’éviter) : “Ce duo star + second rôle
Le livre le plus important du design

Ce livre est culte, mais vous n’en avez probablement jamais entendu parlé. De la signalétique du métro New Yorkais aux claviers Apple, l’influence de Lettering écrit en 1949 par Walter Käch, est partout. Publié en très peu d’exemplaires, il a inspiré des générations de designers et façonné des polices iconiques comme Univers et Helvetica. Aujourd’hui, une réédition redonne vie à ce classique oublié. À mettre en toutes les mains, créatives ou pas ! Crédit : Dinamo Typefaces
Comment Netflix a réalisé son plus grand trimestre de l’histoire ?

L’économie mondiale tremble, Netflix cartonne. Avec un trimestre record affichant 12% de croissance et un bénéfice net de 2,9 milliards, le géant du streaming vise les 1000 milliards de dollars d’ici 2030. Le succès de la série Adolescence, la diffusion d’événements sportifs et la hausse des prix ont contribué à cette performance. Prochaine étape : refonte imminente et totale de l’interface. Reste à voir si la menace des taxes sur les films tournés à l’étranger freinera cette ascension. Crédit : Shannon Lin
La leçon de leadership de Fidji Simo, la nouvelle DG d’Open IA

“Leadership is about finding the magic in people and shining a light on it”. C’est plus qu’un credo pour la française Fidji Simo, c’est sa philosophie de vie, son principe d’action, une manière singulière de voir le monde – et les gens. C’est sûrement cette capacité à révéler les autres qui l’a portée aujourd’hui à la tête de Chatgpt (pour preuve, le témoignage de sa chief of staff). Rien pourtant ne la prédestinait à cette trajectoire. Petite-fille de pêcheur à Sète, elle raconte souvent comment son grand-père, qui était le plus expérimenté de la région pour localiser les bancs de poissons avec des cartes, n’a pas vu l’arrivée du Sonar comme une menace. « Son avantage concurrentiel sur les autres pêcheurs avait disparu, mais au lieu de penser comme les autres : “Oh, je déteste cette nouvelle technologie”, il a dit : “je vais vraiment m’intéresser à cette nouvelle machine et en est devenu le meilleur utilisateur, ce qui lui a donné un avantage concurrentiel encore plus grand”. C’est là qu’elle a compris le Growth Mindset : l’idée que ce ne sont pas les compétences qui comptent, mais la capacité à évoluer et à s’adapter au nouveau environnement. Ce regard l’a suivie tout au long de sa carrière. Diplômée d’HEC, puis de l’université de Californie, passée par Ebay et Facebook et récemment à la tête d’Instacart, elle ne se contente pas de gérer, elle transforme les organisations. Elle a notamment repositionné Instacart comme une entreprise de santé et bien-être, pas seulement de livraison. Avec OpenAI, Fidji parie – encore une fois – sur l’avenir. Avec elle, nous aussi. De Sète à ChatGPT, on a retourné le web, et voici notre docu’ préféré qui retrace son parcours. Crédit : Erik Carter
Ulises studio : l’architecture qui défie la gravité

L’Arc de Triomphe recouvert de fourrure? C’est eux. Un château gonflable géant sur la Seine? Encore eux. Ce studio de design crée des des visuels générés par IA qui transforment l’ordinaire en extraordinaire. On est hypnotisés par leurs surfeurs au milieu de la Galerie des Glaces ou par leurs hamacs suspendus à un pont qui ressemble à s’y méprendre au Golden Gate. Un feed Instagram qui nous fait rêver d’espaces ludiques et poétiques, où rien n’est impossible. Leurs créations sont parfois si réalistes qu’on oublie presque qu’elles n’existent pas (encore) ! Crédit : Studio Ulises
L’art d’être ensemble

C’est la breaking news du printemps : le best-seller de Priya Parker enfin traduit en français.Ras-le-bol des réunions qui durent, des dîners qui s’étirent, des apéros sans vraie conversation, des occasions d’être ensemble qui laissent le goût amer d’être passé à côté ? Dans « L’art d’être avec les autres », Priya Parker flingue les conventions molles. L’autrice derrière la newsletter du même nom, facilitatrice de profession, pose une question simple : pourquoi se réunit-on, au juste ? Et comment créer des moments qui comptent vraiment ? Avec une méthode en cinq temps pour orchestrer des expériences mé-mo-ra-bles. C’est brillant, subversif, concret grâce des chapitres originaux du style : “Provoquez une bonne controverse” ou “Ne soyez pas conciliant”. Une claque salutaire pour tous ceux qui en ont marre des conversations creuses et des “on fait comme d’habitude”. À lire avant de relancer votre prochain groupe WhatsApp. L’art d’être avec les autres, Priya Parker, Editions Eyrolles. Sortie de la traduction française le 15 mai 2025. Crédit : David Coulon
Une parenthèse sensorielle aux Jardins Chanel

Des fleurs oui, mais surtout des senteurs ! Du 22 au 25 mai 2025, les Jardins Chanel transforment la villa Windsor en une expérience immersive de 300 m² qui vous transporte sur l’île de Maré en Nouvelle-Calédonie. Une exploration fascinante du Santal, de sa culture par le peuple Kanak jusqu’à sa métamorphose en parfum d’exception. Ce parcours sensoriel unique, du bois de cœur à l’essence précieuse – véritable aventure botanique et culturelle séduira les âmes curieuses et raffinées. Crédit : P. Horst / Laurent Guichardon
Un atelier floral en duo

Le charmant café-fleuriste vietnamien Hanoi 1988 de la rue des Archives prépare une surprise printanière. Ce havre de paix qui mêle café gourmand, bouquets de fleurs et céramiques accueillera un pop-up spécial fête des mères en mai. L’occasion idéale pour une escapade entre dégustation de spécialités vietnamiennes et atelier de composition florale. Suivez leur compte Instagram pour connaître la date exacte de cet événement aussi rafraîchissant qu’original. Crédit : Sortir à paris
Lui offrir le livre de sa vie

Finis les best-sellers que votre mère reçoit en dix exemplaires. Cette année, on fait dans le sur-mesure. L’ancienne éditrice de Marie-Claire Maison Nadège Fougeras propose de marquer le coup en rédigeant le livre de ses souvenirs Autour d’un thé et grâce à une conversation enregistrée de quelques heures, elle tisse le fil de la transmission autour des moments mémorables de sa vie, des 400 coups aux petits riens, en passant par les accidents hilarants. Le tout dans les mots de votre maman, comme si elle l’avait écrit elle-même. Une attention qui promet son lot d’émotions. Comptez un mois pour le résultat, et toute une vie pour l’effet waouh. Crédit : spletnik / @hbgoodie
Les meilleurs voyages mère-fille

Admirez les étoiles du désert d’Atacama, restez scotchées devant les aurores boréales d’Islande ou connectez-vous à l’énergie mystique de Sedona. Ces escapades mère-fille sont le nouveau must selon Condé Nast Traveler. Que vous optiez pour une croisière sur le Nil, un week-end arty à NYC ou une déconnexion toscane, ces moments hors du commun tissent des liens plus précieux que n’importe quel objet matériel.