On a appris à écouter son cœur, à tracker son sommeil, à choyer son intestin. Mais il restait un angle mort majeur de la santé féminine : le microbiote vaginal. Un écosystème intime, discret, longtemps relégué au rang de détail gynécologique, alors qu’il joue un rôle central dans la santé des femmes.
Le microbiote vaginal, c’est un écosystème vivant qui regroupe des milliards de bactéries, dominées le plus souvent par des Lactobacillus. Ces dernières maintiennent un pH acide (entre 3,5 et 4,5), empêchent la prolifération de microbes pathogènes, protègent contre les infections, les inflammations et les déséquilibres répétés. Bref, un rempart discret mais absolument incontournable… Ce mécanisme protecteur est connu depuis… 1892, lorsque le gynécologue allemand Albert Döderlein identifie pour la première fois ces bactéries bénéfiques. Pourtant, plus d’un siècle plus tard, le sujet reste sous-étudié. Selon une étude menée par Biocodex x Ipsos menée dans onze pays, seule une femme sur cinq sait précisément ce qu’est le microbiote vaginal, alors même que 88 % disent vouloir mieux comprendre son impact sur leur santé intime.
Car le microbiote vaginal n’est ni figé ni anodin. Il évolue tout au long de la vie, au gré des cycles hormonaux, mais aussi de tous les changements qui peuvent intervenir dans la vie d’une femme. Par exemple, la prise d’antibiotiques, le stress chronique, les perturbations hormonales ou encore une hygiène inadaptée peuvent le fragiliser. Et quand l’équilibre se rompt, le corps se met à parler.
Autant de symptômes souvent banalisés, qu’on vit souvent comme des désagréments isolés, alors qu’ils racontent parfois un déséquilibre plus profond.
On avait déjà appris à regarder autrement notre intestin. Avec Le Charme discret de l’intestin, la biologiste Giulia Enders avait rendu pop ces milliards de bactéries qui influencent digestion, immunité et humeur. Le microbiote vaginal suit aujourd’hui le même chemin : celui d’un savoir scientifique qui quitte les laboratoires pour, enfin, arriver jusqu’aux principales concernées.
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Crédit : Millie Machado / Saforelle


