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Kimi : l'IA chinoise plus puissante que ChatGPT
La startup chinoise Moonshot AI lance Kimi K3.1 Pro, classé 4e d'un index de performance de référence, devant les derniers modèles d'OpenAI et de Google. Et bientôt en open weight.
On pensait la course à l'IA réservée à la Silicon Valley. Sauf que le haut du classement parle désormais aussi chinois.
Kimi K3.1 Pro, 4e du classement Artificial Analysis
La startup pékinoise Moonshot AI vient de lancer Kimi K3.1 Pro, la nouvelle version de son modèle Kimi. Sur l'Intelligence Index d'Artificial Analysis, un classement indépendant qui compare les performances des IA, il se hisse à la 4e place avec 55 points, soit 11 de plus que son prédécesseur.
Devant lui : deux modèles Claude d'Anthropic et un modèle de Meta. Derrière lui : GPT-6 Astra d'OpenAI (la maison mère de ChatGPT) et Gemini 4 Argon de Google, tous deux à 53 points, selon The Elec et Trending Topics.
Un modèle « open weight », qu'est-ce que ça change ?
L'autre particularité de Kimi K3.1 Pro, c'est qu'il est « open weight ». Concrètement, Moonshot prévoit de publier ses « poids », les paramètres qui font tourner le modèle, d'ici le 4 novembre 2026, selon China Daily. Les entreprises pourront alors l'utiliser et l'adapter elles-mêmes, plutôt que de passer uniquement par un service fermé.
Artificial Analysis l'annonce déjà : une fois ses poids publiés, ce sera le modèle open weight le mieux classé de son index.
Que sait faire Kimi K3.1 Pro ?
Il peut gérer de très grandes quantités de texte (jusqu'à un million de tokens d'un coup, rien que ça) et il est conçu pour le code, la recherche et les tâches complexes en plusieurs étapes. Moonshot met aussi en avant l'analyse de documents financiers et la création d'objets 3D, d'après The Decoder.
Détail qui compte : avant d'ouvrir ses poids, l'entreprise dit avoir volontairement limité les capacités du modèle en matière de cyberattaque. Il est déjà accessible sur Kimi.com et via les applications Kimi.
Pourquoi c'est un signal à suivre
Pour vous, c'est un outil de plus à tester, avec les bons réflexes habituels (on relit nos 7 principes pour mieux travailler avec l'IA), et la même prudence qu'ailleurs : pas de données sensibles confiées sans savoir où elles atterrissent.
Pour le marché, c'est un rappel : la course aux modèles les plus puissants ne se joue plus uniquement entre géants américains. Et si la prochaine IA de votre quotidien ne venait pas de Californie ?
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Publié le par pauline@lacachette.app