Beauté & Wellness
Wellness burnout : pourquoi le bien-être est-il devenu épuisant ?
Sommeil tracké, 10 000 pas, compléments en pagaille : le bien-être est devenu un travail à temps plein. Près d'une personne sur deux vivrait un wellbeing burnout.
Le wellness était censé nous faire du bien. Il est devenu une contrainte. Un rapport Lululemon a même mis des chiffres sur ce wellness burnout, et des marques construisent désormais leur identité entière sur ce ras-le-bol : elles ne vendent plus la meilleure version de soi, elles vendent la permission de souffler.
Ça y est, le bien-être est devenu épuisant
On tracke et on optimise son sommeil à tout prix. On culpabilise de rater un cours de sport. On finit la journée en vérifiant si on a atteint les 10 000 pas. On accumule des compléments alimentaires recommandés par trois influenceuses différentes.
Ça vous parle ?
Wellness burnout : ce que disent les chiffres
Selon un rapport Lululemon, près de 2 personnes sur 3 ressentent une pression sociale autour de leur bien-être. Et près d'une sur deux dit vivre un « wellbeing burnout ».
Résultat : on ne se concentre plus sur ce qu'on accomplit. On se concentre sur ce qui manque, ce qu'on fait mal, ce qu'on pourrait faire de plus, de mieux. Prendre soin de soi est devenu un travail à temps plein.
L'« over-optimization backlash », ou l'épuisement de la performance
Le Global Wellness Summit appelle ça l'« over-optimization backlash ». Autrement dit, un épuisement face à l'injonction d'optimiser en permanence.
Le bien-être n'est plus quelque chose qu'on ressent. C'est quelque chose qu'on performe. On ne travaille plus pour soi, pour se faire du bien : on travaille pour son wellness, dans une course au bien-être parfait.
Les marques anti-wellness qui misent sur la simplicité
Certaines marques ont capté le signal et proposent une réponse anti-wellness : plus de simplicité, moins de perfectionnisme.
Sleep or die. Cette marque propose des strips sublinguaux, c'est-à-dire des bandelettes qui se dissolvent sous la langue en 10 minutes, comme alternative aux gummies trop sucrés et aux somnifères trop médicaux. Là où le marché du sommeil propose du bleu lavande et des polices douces depuis 50 ans, elle arrive en rouge vif, avec un nom qui choque, un humour assumé et un seul message : « Si on dort pas, on meurt. Voilà quelque chose qui fonctionne en 10 minutes. » Simple et efficace.
Recess. Cette marque de boissons adaptogènes, à base de plantes et de champignons qui aident le corps à mieux gérer le stress, sans alcool ni somnifère, a construit son identité autour de la même idée. Dans sa campagne de début d'année, elle appelait à ne pas chercher la version parfaite du Dry January, mais la version qui tient. Le vrai changement ne vient pas des extrêmes, il vient des petits ajustements qui survivent à la vraie vie. Son mot d'ordre : « Rejeter les extrêmes. Choisir l'équilibre. Choisir la modération. »
Après le wellness burnout, un bien-être qui en demande moins
Ce qui se dessine n'est pas un rejet du bien-être. C'est une redéfinition de ce qu'il devrait nous coûter :
moins d'optimisation, plus de durabilité
moins de performance, plus de présence
Le wellness de la prochaine décennie sera probablement celui qui saura nous appeler à en faire moins. Et ça, c'est peut-être le meilleur remède au wellness burnout.
Sources : rapport Lululemon, Global Wellness Summit
Publié le par Le Filtre