Health
Les phrases qu'on ne veut plus entendre sur la santé des femmes
Prise de poids, désir d'enfant, règles douloureuses, libido : en santé des femmes, certaines phrases font plus de mal que de bien. Décryptage de ce qu'elles passent sous silence.
En santé des femmes, il y a des phrases qu'on aimerait ne plus entendre. Et que malheureusement, on entend encore trop souvent. Le compte mon.gyneco en a partagé quelques-unes sur Instagram, avec une idée simple : mieux comprendre la santé des femmes en commençant par changer ces phrases. Et remplacer les suppositions par des questions, ou simplement par un peu d'écoute.
« Tu te laisses aller avec l'âge, t'as grossi... »
À la préménopause, les hormones changent profondément. On parle même d'un dérèglement hormonal explosif. Durant cette période, qui peut durer plusieurs années (jusqu'à 10 ans), la prise de poids moyenne est d'environ 800 grammes par an.
L'activité physique est importante, elle aide. Mais elle n'efface pas à elle seule les effets des bouleversements hormonaux. Autrement dit, ce n'est pas une question de laisser-aller.
« Tu n'as pas encore d'enfant ? Mais tu attends quoi ? Tu vieillis... »
Certaines femmes ne souhaitent pas devenir mères, pour des raisons économiques, écologiques ou autres. Et ces raisons ne regardent qu'elles.
D'autres essaient sans y parvenir : des femmes, des couples, font face à des problèmes de fertilité. Beaucoup préféreraient simplement ne pas avoir à justifier une décision ou une situation qui ne regarde qu'elles. Le conseil est donc simple : gardez vos conseils pour vous.
« Encore un arrêt de travail ? Mais c'est que des règles... »
Pour certaines femmes, les règles sont une gêne. Pour d'autres, elles s'accompagnent de douleurs chroniques liées à des pathologies comme :
l'endométriose
l'adénomyose
les fibromes
le syndrome de congestion pelvienne
le SMOP
Ces maladies chroniques altèrent la qualité de vie et peuvent créer des douleurs généralisées. Ce n'est pas dans leur tête, ce n'est pas de la fainéantise : ce sont des maladies invisibles et (très) handicapantes. Le problème, c'est qu'une maladie invisible reste souvent difficile à imaginer pour ceux qui ne la vivent pas.
« En ce moment, tu n'as jamais envie. Ne t'étonne pas si je vais voir ailleurs. »
La libido n'est pas un interrupteur. Elle est multifactorielle. Elle change avec le cycle et avec les périodes de la vie : post-partum, préménopause, ménopause.
Elle est aussi influencée par l'âge, les hormones, la prise d'une contraception hormonale, les maladies gynécologiques, la fatigue, la charge mentale ou le stress, qu'il soit personnel ou professionnel. Bref, ce n'est presque jamais aussi simple qu'on le raconte.
Pourquoi ces phrases posent problème en santé des femmes ?
Elles réduisent des réalités biologiques, médicales ou personnelles complexes à des jugements rapides. Comme si tout relevait d'un choix, alors que ce n'est généralement pas le cas.
Et il y en a tellement d'autres. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut changer les choses : en santé des femmes, une question sincère vaut toujours mieux qu'une supposition. Ensemble, nous pouvons faire mieux.
Sources : mon.gyneco
Publié le par Le Filtre