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Et si le vocal envoyé à vos amis était une forme de thérapie ?

Le vocal de 4 minutes envoyé à votre amie, c'est du papotage, mais pas que. Selon la science, parler à voix haute aide le cerveau à nommer, formuler et déposer ses émotions.

Et si le vocal envoyé à vos amis était une forme de thérapie ?

Le vocal que vous envoyez à votre amie depuis la rue, entre deux choses, en rentrant du boulot, c'est du papotage. Mais pas que. Sans que vous vous en rendiez compte, votre cerveau fait exactement ce qu'un bon thérapeute apprend à faire : nommer, formuler, déposer. Et si le message vocal était, au fond, une forme de thérapie ?

Le vocal, ce grand sujet de débat entre amis

Dans les cercles amicaux, le vocal fait souvent débat. Il y a ceux qui en envoient des séries de 4 minutes sans prévenir. Ceux qui les écoutent en accéléré. Et ceux qui préféreraient ne jamais en recevoir.

Mais la science les départage : envoyer un vocal à un ami est l'un des actes les plus thérapeutiques qu'on puisse faire.

Ce que fait le cerveau quand on parle à voix haute

Quand on parle à voix haute, le cerveau fait quelque chose qu'il ne fait pas quand on rumine, ni même quand on écrit dans un carnet.

Il active simultanément le traitement du langage, le contrôle moteur et le traitement auditif. Cette combinaison force une mise en forme de ce qui était flou.

Nommer une émotion pour mieux la réguler

En 2007, le chercheur Matthew Lieberman (UCLA) a montré que nommer une émotion à voix haute fait deux choses :

  • ça réduit l'activité de l'amygdale, la zone du cerveau responsable de l'alarme émotionnelle ;

  • ça active le cortex préfrontal, celui qui traite, analyse, régule.

Le cerveau peut alors cesser de subir l'émotion et commencer à la comprendre.

Le vocal à un ami, une thérapie en deux temps

C'est exactement ce que fait le vocal à un ami. On ne lui « raconte » pas juste sa journée. On met de l'ordre dans quelque chose qui tournait en boucle, ou qui pourrait nourrir de la rumination plus tard.

La voix force une structure. Et le fait qu'il y ait un destinataire force à formuler. C'est cette double mécanique que l'écriture dans un carnet ne donne pas.

Voice journaling ou carnet : quelle différence ?

C'est pour ça que certains préfèrent le voice journaling au carnet, ou cumulent les deux.

La différence clé : l'écriture active l'éditeur intérieur. On se relit, on reformule, on choisit ses mots. Le journal devient une performance.

La voix, elle, sort avant qu'on ait le temps de se censurer. Ce qu'on dit est plus brut, plus honnête, et souvent plus proche de ce qu'on ressent vraiment.

Un vocal par jour, la routine bien-être sous-estimée

Un vocal par jour, c'est peut-être la routine bien-être la plus sous-estimée. Pas besoin d'une crise. Juste l'habitude de dire les choses avant qu'elles s'accumulent.

Une fois qu'on sait que le vocal envoyé à ses amis est une forme de thérapie, on ne voit plus jamais le message de 4 minutes de la même façon. Vos amis qui les écoutent en accéléré, eux, n'ont plus qu'à bien se tenir.

Source : travaux de Matthew Lieberman (UCLA), 2007.

Publié le par Le Filtre

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