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Acné, pilosité, règles irrégulières : il existe 4 types de SMOP qui n'ont pas tous les mêmes symptômes
Après avoir été rebaptisé SMOP, le SOPK pourrait ne pas être un seul syndrome mais quatre profils biologiques distincts. Symptômes et bons réflexes pour chacun.
Ces derniers mois ont marqué un tournant pour le SOPK. Après avoir été rebaptisé SMOP, il fait l'objet d'une nouvelle étude qui suggère qu'il ne s'agirait peut-être pas d'un seul syndrome, mais de quatre profils biologiques distincts. Acné, pilosité, règles irrégulières, fatigue : les symptômes du SMOP ne sont pas les mêmes pour toutes.
Le SMOP, un syndrome difficile à diagnostiquer
Le SOPK, récemment renommé SMOP, est difficile à diagnostiquer, notamment parce que ses symptômes varient beaucoup d'une femme à l'autre.
Une étude publiée en octobre 2025, menée sur plus de 11 900 femmes, apporte une nouvelle piste : le SMOP ne correspondrait pas à un seul profil biologique, mais à quatre sous-types distincts.
Le profil hyperandrogénique
Le principal déséquilibre concerne une production excessive d'androgènes (testostérone, DHEA), des hormones naturellement présentes chez les femmes, mais en plus faible quantité.
Concrètement : acné persistante, pilosité plus importante, chute de cheveux, cycles irréguliers ou absents.
Ce qui peut aider :
un bilan hormonal pour identifier l'origine de l'excès d'androgènes (ovaires ou glandes surrénales) ;
le renforcement musculaire, qui améliore la sensibilité à l'insuline, souvent impliquée même chez les femmes minces ;
éviter les régimes très restrictifs, qui peuvent accentuer certains déséquilibres hormonaux.
Le profil SHBG élevé, dit « discret »
Ici, les bilans hormonaux et métaboliques peuvent paraître normaux, alors que le syndrome est bien présent. C'est l'un des profils les plus difficiles à identifier.
Concrètement : fatigue persistante, digestion sensible, cycles légèrement irréguliers, poids souvent stable.
Les bons réflexes :
ne pas s'appuyer sur une seule prise de sang, car le diagnostic repose sur plusieurs critères ;
noter ses cycles et ses symptômes sur plusieurs mois pour faciliter le diagnostic ;
consulter si les règles restent irrégulières, même en l'absence de prise de poids ou d'acné.
Le profil métabolique
L'organisme gère moins efficacement le sucre apporté par l'alimentation. Pour compenser, il produit davantage d'insuline, une hormone qui peut aussi stimuler la production d'androgènes par les ovaires.
Concrètement : prise de poids (surtout abdominale), fringales, fatigue après les repas, difficulté à perdre du poids.
Ce qui peut aider :
le renforcement musculaire, le muscle étant le principal consommateur de glucose ;
commencer le repas par les protéines et les fibres avant les féculents ;
une marche de 10 à 15 minutes après les repas pour limiter le pic de glycémie.
Le profil LH/AMH élevées, dit « neuro-hormonal »
Le déséquilibre semble principalement concerner l'axe cerveau-ovaires, qui pilote notamment la production des hormones reproductrices.
Concrètement : symptômes qui fluctuent avec le stress, sommeil perturbé, fatigue mentale, cycles irréguliers.
Ce qui peut aider :
vérifier avec un professionnel qu'il ne s'agit pas d'un autre trouble hormonal (hyperprolactinémie, troubles de la thyroïde...) ;
stabiliser les horaires de sommeil, qui influencent directement cet axe hormonal ;
éviter les périodes prolongées de stress sans récupération.
SMOP : ce qu'il faut retenir
Le SMOP n'est peut-être pas une seule maladie. Il pourrait regrouper plusieurs sous-types biologiques distincts, qui ne répondent probablement pas tous aux mêmes traitements. De quoi mieux comprendre pourquoi deux femmes concernées peuvent vivre des réalités si différentes.
Publié le par Le Filtre