Health
8 raisons pour lesquelles les hommes ne vont (toujours) pas chez le psy
« Ça va » : probablement la phrase la plus utilisée par les hommes quand ça ne va pas. Voici 8 raisons pour lesquelles tant d'hommes ne vont toujours pas chez le psy.
« Ça va » est probablement la phrase la plus utilisée par les hommes quand ça ne va pas. Et si le problème commençait aussi un peu là ? Voici 8 raisons pour lesquelles les hommes ne vont (toujours) pas chez le psy.
1. Montrer ses émotions, encore vu comme une faiblesse chez un homme
Très tôt, beaucoup grandissent avec cette idée qu'il faut gérer, encaisser, avancer. Être « fort », sans toujours savoir ce que ça veut dire exactement, à part surtout : ne pas trop montrer quand ça ne va pas.
Alors les émotions ressortent autrement : par le silence, le travail, la colère, les addictions. Ou ce fameux « ça va » prononcé avec l'énergie d'un burn-out en coin de rue.
2. Des hommes socialisés dans l'action plus que dans les mots
Quand quelque chose casse, il faut réparer. Quand il y a un problème, il faut trouver une solution. Mais quand ça déborde émotionnellement ? Là, le mode d'emploi devient plus flou.
La thérapie demande justement l'inverse : ralentir, parler, rester dans une émotion sans immédiatement essayer de la « résoudre ». Pour certains, c'est presque un langage étranger.
3. Une thérapie à l'image encore très « féminisée »
Parler longtemps de ses émotions face à quelqu'un, dans une pièce calme, sans solution immédiate : beaucoup d'hommes ont l'impression d'entrer dans un espace dont ils ne maîtrisent pas les codes. Certains préfèrent alors les discussions côte à côte : en marchant, en conduisant, en bricolant.
4. La vulnérabilité vécue comme une perte de statut
Beaucoup d'hommes grandissent dans des logiques de comparaison, de performance, de maîtrise. Demander de l'aide peut alors donner l'impression de retirer son armure au milieu de la bataille.
Le paradoxe ? La thérapie ne retire pas forcément la solidité. Elle permet parfois justement d'arrêter de consacrer toute son énergie à faire semblant d'aller bien.
5. Le mythe de l'homme « qui s'en sort seul »
Le cowboy solitaire. Le type qui ne dépend de personne et répond « t'inquiète » alors qu'il dort trois heures par nuit et mange des pâtes debout dans sa cuisine à minuit.
Sauf que toutes les études disent plus ou moins la même chose : ce qui protège le plus les humains, ce sont les liens solides. Pas l'autosuffisance mise en scène.
6. Des émotions vécues comme envahissantes
Certains expliquent pouvoir parler de ce qu'ils ressentent quelques minutes, puis vient une forme de saturation. Comme si ouvrir la porte risquait de tout faire sortir d'un coup. Alors ils reviennent vite au concret : identifier, agir, régler. Sauf qu'une émotion ne fonctionne pas comme une fuite sous un évier IKEA.
7. Attendre le point de rupture avant d'aller chez le psy
Une séparation. Une addiction devenue ingérable. Un burn-out. Une crise qui finit par devenir visible pour tout le monde.
Demander de l'aide avant l'effondrement reste presque impossible, alors que souvent, la thérapie sert précisément à éviter d'en arriver là.
8. Trop peu de modèles masculins qui parlent de thérapie
On voit des hommes en parler quand ça ne va plus, rarement comme de quelque chose de banal ou de régulier. Comme aller à la salle, voir un médecin ou essayer de comprendre pourquoi on répète toujours les mêmes schémas amoureux depuis 12 ans.
Les hommes chez le psy : « J'aurais dû venir plus tôt »
Le plus paradoxal ? Beaucoup d'hommes qui commencent une thérapie disent ensuite la même chose : « J'aurais dû venir plus tôt. » Une bonne raison de ranger le « ça va » au placard, et de pousser enfin la porte du psy.
Publié le par Le Filtre